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Dimanche 6 Juin 2010
Dimanche du Saint SACREMENT C – DC SaintSacre (Ps 109)
Oracle du Seigneur à mon Seigneur, siège à ma droite
Le psaume 109, Le psaume messianique par excellence, le plus commenté de tout le psautier, même avant les psaumes 21, 22 oui 50 ... Il a reçu pour titre, dans certains commentaires « Le sacerdoce du Messie » ce qui l’éclaire bien pour nous aujourd’hui, en cette Solennité du Saint Sacrement. Mais n’allons pas trop vite et écoutons-le en entier, sans omettre les deux dernières strophes. Laissons les derniers mots faire échos : « Au torrent, il s’abreuve en chemin, c’est pourquoi il relève la tête. » Introduisons-nous en silence entre le titre et les versets conclusifs et écoutons ... !
Lançons vers le Seigneur cette acclamation enthousiaste !
Oui, à notre Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, toute gloire !
Oui, à notre Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, toute gloire !
Qu’est ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme que tu en prennes souci ?
Toute la strophe serait à scruter à la lumière du récit de la Création en Genèse 1 et 2. Notre psalmiste chante l’action cosmique de Dieu en magnifiant sa puissance, il fonde la terre comme sa forteresse, il place le firmament puis les astres qui fascinent les hommes. Tout est source de louange, mais au sommet de ces grandeurs, au bout de son émerveillement, au-delà de toutes les merveilles, il y a l’homme, infiniment petit ! Entendons bien : infiniment petit ! Alors deux verbes qualifient la relation que Dieu a vis-à-vis de cet homme, infiniment petit, « il pense à lui et il a souci de lui ». Arrêtons-nous sur ce que le psalmiste veut dire. Dieu pense à l’homme, verbe masculin qui est de se pencher sur ce qui est minuscule et faible pour lui donner existence. Il a souci de lui, verbe féminin qui est de prendre soin, comme une mère de son enfant qui est trop faible pour vivre sans son aide. Voilà le Dieu qui est le nôtre, Dieu Trinité qui se penche sur l’homme, minuscule, fragile, faible pour lui donner existence et le faire vivre !
Oui, Dieu visite tout homme pour le sauver ! Il se penche sur Marie, son humble servante et le Sauveur, le Christ Jésus entre dans le monde pour le ramener au Père !
Tournons-nous vers Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit avec confiance !
Il pense à nous et a souci de nous !
De chacun de nous et de tous les hommes !
Il pense à nous et a souci de nous !
De chacun de nous et de tous les hommes !
Comme une rosée d’aurore qui naît, je t’ai engendré
Cette strophe acclame le roi, dans toute sa gloire, mais aussi le peuple. Alors cette rosée de jouvence à qui s’adresse-telle ? La traduction littérale ouvre une piste explorée par le Père Beauchamp « du lieu où naît l’aurore, te vient une rosée de jouvence. » Cette image s’applique sans doute au roi : le spectacle grandiose qui s’offre à ses yeux, son peuple qui l’acclame, l’armée qui l’entoure redonne au roi une nouvelle jeunesse.
Comment ne pas saisir que les Apôtres qui ont cherché après le Résurrection des mots pour dire ce qu’ils avaient vécu n’aient pas trouvé dans les psaumes ces mots inouïs, ces images grandioses disponibles et tellement ajustés !
Le Fils de Dieu, dans son sacrifice unique est bien renouvelé dans sa jeunesse et nous renouvelle si nous entrons dans son offrande et vivons de son Corps livré, à chaque Eucharistie. Comment l’offrande du Fils, comme Prêtre Unique, nous rejoint-elle aujourd’hui et nous travaille du dedans ?
L’amour fou de Dieu est cette rosée d’aurore qui nous engendre !
À chacun de nous, il offre cet amour gratuit ! Il frappe à la porte,
Ne le laissons pas dehors, c’est le feu de son amour qu’il vient nous donner !
À chacun de nous, il offre cet amour gratuit ! Il frappe à la porte,
Ne le laissons pas dehors, c’est le feu de son amour qu’il vient nous donner !