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Bloc-notes de la semaine du 22 au 28 avril 2012
L’expression de la beauté chorégraphique ou musicale dépend à la fois de la tenue de chaque participant et de l’harmonie de l’ensemble. Les jeunes qui font partie d’un "groupe" artistique savent cela et y consentent dès lors qu’ils ont compris que de l’obéissance de chacun aux mouvements d’ensemble dépend la beauté de l’œuvre exécutée. Il en va de même pour ce qui est de la liturgie dans les cérémonies d’église. Le déroulement, les mouvements, les prises de parole, les prières, les chants, les signes mis en valeur exigent cohésion et cohérence. Ainsi se déplacer en procession réclame un certain ordre, une disposition, un comportement, l’unité des acteurs principaux. S’incliner, s’agenouiller, faire silence, se signer, enchainer sans précipitation ni retard les diverses séquences d’une célébration, tout cela contribue au bon déroulement. En vue de cette beauté recherchée, il est demandé aux participants de développer la maîtrise de soi, de renoncer à l’individualisme qui pousse parfois à faire comme il plait à chacun, afin d’accepter de se soumettre à un rituel, de faire œuvre communautaire. Toute cérémonie religieuse révèle ses richesses d’enseignement et de recueillement, d’intériorité, dans la conformité de tous à un rituel qui en illustre le sens.
Lourdes 2012 :
Le Pèlerinage Diocésain 2012 aura lieu du 16 au 21 août. La seconde des trois années consacrées à la prière avec Bernadette aura pour thème "Prier le chapelet avec Bernadette".
Comme lors des douze dernières années, nous vivrons ensemble, pèlerins des paroisses de la Providence, de la Trinité des Monts et des Marches d’Argonne, une semaine de fraternité vivante et priante. Pour la réussite de ce pèlerinage, nous suivrons l’organisation proposée par le diocèse dans les sanctuaires et nous serons réunis au sein de l’hôtel St-Étienne qui vient d’être intégralement rénové (il a accueilli les premiers pèlerins 2012 le vendredi 6 avril après moins de 6 mois de travaux énormes). Au sein de ce même hôtel, les soutiens et les riches échanges trouvent leur importance ...
Pour le voyage, cette année deux possibilités : le train de nuit en couchettes ou l’avion (transfert à l’aéroport compris). Le choix pour l’avion doit être pris pour fin avril au plus tard ... Les jeunes qui vivront le "Pélé Jeunes" se déplaceront de nuit en car.
Pour les inscriptions, vous pouvez me contacter de suite au 03.24.30.33.06.
Pour les personnes malades qui souhaiteraient vivre le pèlerinage au sein de l’Hospitalité, les inscriptions se font dans notre secteur auprès d’Antoine THIEBAULT au 03.24.30.81.34.
En complément à toute cette organisation, nous relançons de nouveau la tombola qui permet de faire gagner une dizaine de séjours à Lourdes, bien entendu dans le cadre du pèlerinage. Le prix du billet, (conjoncture économique oblige ...), reste à 3 euros et peut vous permettre de gagner un séjour à Lourdes (tous frais presque intégralement compris). Soyez accueillants et généreux envers les personnes qui vous solliciteront pour cette tombola dans les prochaines semaines. Merci d’avance à tous ceux qui vont s’engager (vendeurs et acheteurs) pour sa réussite.
Je suis à votre écoute pour toute question relative au pèlerinage (coût, transport, inscription ou tombola ...), n’hésitez pas à me contacter.
Patrick COGNIARD - 03.24.30.33.06
Le jeudi 3 mai, pèlerinage du M.C.R. à Neuvizy
Accueil à 9 h 30 à l’abri du pèlerin - messe à 10 h 30 présidée par Mgr Boishu - procession dans les bois - repas tiré du sac mais partagé, mis en commun. À 15 h 00, cérémonie mariale, à 16 h 00 envoi.
Venez nombreux avec vos amis, nous faisons du covoiturage.
Denise Bertrand - 03.24.30.96.32 - dr.bertrand@wanadoo.fr
Vocations ...
Lors d’un week-end de l’Emmanuel "Famille et vocations", la messe tardait à démarrer. Pour faire patienter les enfants, le prêtre les interroge : - "Comment s’appelle cela ?" - "Une chasuble".- "Et cela ?" - "Une étole". - "Et si je mets mon étole comme ça (il retire son étole et la met en travers comme les diacres), qui je suis ?" Réponse d’un enfant : "Miss France !"
Peut-on vivre sans religion ? Anne-Claire, 10 ans
Tu connais sûrement quelqu’un qui ne croit pas en Dieu. Peut-être aussi de gens qui t’ont déjà dit que Dieu et la religion, c’étaient des mensonges. Ça te montre qu’on peut vivre sans religion et sans croire en Dieu. Pourtant, depuis toujours, les hommes sentent une présence en eux. Cette présence est invisible pour les yeux et douce pour le cœur. Ils l’ont appelée "Dieu". Chacun peut découvrir Dieu. Ceux qui l’ont déjà découvert ont l’air de vivre comme les autres. Mais leur vie est différente parce que Dieu change leur façon de regarder les gens et le monde. Ils savent que Dieu les crée par amour, et cet amour immense de Dieu les fortifie et leur donne confiance. C’est pour ça que les croyants, juifs, chrétiens, musulmans ou d’une autre religion, peuvent regarder l’avenir avec espérance, même dans les moments difficiles. Les croyants prient, ils parlent à Dieu et ils essaient de répandre autour d’eux son amour. Vraiment, ils ne peuvent pas vivre comme si Dieu n’existait pas !
A.S. du Bouëtiez, Filotéo
L.M.
Il est toujours possible de recevoir ce bloc-notes par internet. Il vous suffit de le demander à lucien.marguet@wanadoo.fr - http://lucienmarguet.canalblog.com/ - Tel. : 03.24.71.81.61 / 06.38.76.89.11
C’est Jésus qui me porte ...
Sandra et Vanessa Paron sont sœurs jumelles, handicapées depuis leur naissance il y a 22 ans. Originaires de Moselle, elles vivent depuis juillet 2010 au foyer "La Sève et le Rameau" de Reims.
"Ma sœur Vanessa et moi sommes nées prématurément. Notre père a eu peur de notre handicap, il est parti après notre naissance et n’a plus donné signe de vie. À l’âge de 3 ans, notre mère nous a placées toutes deux dans un centre à côté de Nancy, jusqu’à notre arrivée à La Sève et le Rameau en juillet 2010.
Nous sommes venues ici parce que le centre Flavigny de Nancy accueillait surtout des enfants. On s’occupait bien de nous, trop à mon goût, je voulais gagner en autonomie. Cette autonomie, je l’ai trouvée à la Sève et le Rameau ; je peux sortir, prendre le tramway et aller en ville, participer à des ateliers créatifs ... J’ai découvert le slam, un style de poésie libre, maintenant j’en écris souvent. J’ai aussi un compte Facebook. Et depuis janvier je fais partie de l’aumônerie de la maison de retraite Roux, où je visite des personnes âgées deux fois par semaine. En arrivant à La Sève et le Rameau, j’ai dit à la responsable que je souhaitais me rendre utile. Elle m’a fait rencontrer la responsable de l’aumônerie qui m’a acceptée dans son équipe. J’ai l’impression de ne rien apporter, mais les gens me disent qu’ils sont heureux de me parler. Moi je les écoute et cela me fait du bien. Je me suis également proposée pour être bénévole aux Restos du Cœur. J’ai toujours voulu aider les autres ; si je n’étais pas handicapée, je serais pompier !
On me demande si j’ai beaucoup de force intérieure ... Je donne l’apparence d’avoir beaucoup de volonté, mais en fait je n’ai pas du tout confiance en moi. Chaque jour que Dieu fait, je dois lutter contre le découragement. Parfois j’ai l’impression de n’être qu’un pantin qu’on manipule. Dans la coque de mon fauteuil, je me sens comme dans une prison ; il n’y a que dans mon lit que je suis libre. Avant de venir à Reims, j’avais fait une dépression ; je voulais me suicider. Ici je revis. Mais cela ne m’empêche pas de baisser souvent les bras.
Je pense que ma foi m’a aidée ... J’ai toujours été très croyante. Vanessa et moi avons fait notre 1ère communion à l’âge de 10 ans. Nous ne pouvions pas aller à la messe, mais je priais souvent. À mon arrivée à Reims, j’ai visité la Basilique Saint-Remi. Je me suis sentie très bien dans cette église, j’ai décidé que ce serait ma paroisse. Tous les dimanches, je vais à la messe avec Vanessa. J’ai fait ma profession de foi le 12 juin 2011. Bientôt je serai confirmée. J’aime aussi beaucoup aller prier à la cathédrale. Ici, à Reims, ma foi est plus forte qu’avant. Jésus me porte et me libère de mes pensées mauvaises (avant je pensais que c’était de ma faute si j’étais handicapée, ou de la faute de mes parents). L’été dernier, je suis allée à Lourdes pour la 1ère fois, et c’était un grand bonheur."
Sandra (paronsandra@yahoo.fr)
Je n’en veux pas à Dieu ...
"Quand on me demande, le dimanche, si je préfère rester au foyer ou aller à la messe, je choisis la messe sans hésiter. À Nancy, où je vivais avant, je regardais la messe à la télévision tous les dimanches. La Basilique Saint-Remi, c’est beaucoup mieux. Je sors du foyer et rencontre des gens. Le Père Lefèvre, Marie-Claude, Marie-Christine, sont devenus de vrais amis. Lors de l’échange de la paix, on vient nous saluer. Les paroissiens disent qu’ils nous adorent, moi aussi je les adore ! Je vais aussi à la messe pour rencontrer le Seigneur ; quand le prêtre lit l’Évangile, je m’approprie le texte ; Jésus me parle et je lui parle.
Le Seigneur m’a fait comprendre que je pouvais tout lui confier. Dans ma chambre, je lui parle de tout ce qui fait ma vie. Quand je suis découragée ou énervée, je le dis au Seigneur, et je l’entends me dire : "Quelque chose ne va pas, Vanessa ?" Dieu a toujours répondu au-delà de mes attentes. Avec lui, il y a toujours une issue. C’est super généreux de sa part. Le Seigneur ne fait pas que m’aider ; il me conseille. À La Sève, je me suis mise à écrire des poèmes ; je peux exprimer tout ce qui ne va pas, alors qu’avant je gardais tout pour moi.
Le handicap, il est là. Mais ce n’est pas une raison pour rester repliée sur moi. J’aime beaucoup rencontrer les gens. Je viens de discuter longtemps avec Pierrick ; nous n’étions pas toujours d’accord, mais cela m’a fait du bien. Le jeudi, les gens de l’aumônerie viennent au foyer. Ces rencontres sont un bol d’air, un exutoire à la souffrance.
J’ai toujours été très croyante. Je ne me suis jamais révoltée contre Dieu. Je ne peux pas m’empêcher de parler de lui. Les gens font souvent un blocage ; ils ne comprennent pas le bonheur qu’il y a à vivre avec lui."
Vanessa