Retour de Rome
Ce pèlerinage avait pour but de permettre un temps de fraternité entre les prêtres (déjà l’an dernier, lors de l’année pour les prêtres, le pèlerinage les avait conduits à Ars). D’autre part, il leur a permis de rencontrer les responsables de la vie ecclésiale dans sa dimension universelle. Enfin, en cette année du cinquantenaire de l’ouverture de Vatican II, ce fut l’occasion de se replonger dans les grandes orientations de ce concile.
Le programme du pèlerinage : http://catholique-reims.cef.fr/spip...
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L’interview de Monseigneur Jordan
Interview réalisée vendredi 4 mai par JP Benoit dans les studios de RCF. Avec l’aimable collaboration de RCF Reims-Ardennes.
Premiers échos ...
Déjà les 25 prêtres, de retour de Rome, ont repris leurs activités et en particulier les retraites de profession de foi. Si l’on a la chance d’en trouver un au bout du téléphone, voici ce qu’il dit de ces 5 jours à Rome :
« Oui, ce fut un très bon moment, une très bonne ambiance de fraternité. Moi qui étais le plus jeune du groupe, j’ai admiré le courage des « anciens » à suivre toutes les activités proposées, on a beaucoup marché ! Et que d’activités ! Nos journées étaient bien remplies. Bien sûr la plupart d’entre nous connaissaient Rome mais ce qui m’a frappé c’est la rencontre avec les responsables des « dicastères » (équivalent d’un ministère). Beaucoup de simplicité de la part de ces responsables fort occupés ; très à l’écoute de ce qu’on pouvait leur dire sur la vie française et avec une grande ouverture sur les questions du monde entier.
Les fouilles du cimetière où fut enterré St Pierre m’ont particulièrement frappé.
Et je n’oublie pas le repos bien mérité, le soir, (nous avons eu du beau temps) en dégustant des gelatti ...".
Après avoir entendu le témoignage d’un jeune prêtre, voici celui d’un des plus anciens, le Père Michel Couvreur :
Ce pèlerinage m’a beaucoup plu et beaucoup apporté, tout d’abord par la grande fraternité entre tous les prêtres. Je retiens les points suivants sur l’ensemble de ce que nous avons vécu :
1. La découverte du tombeau de St Pierre. C’est là que sont les racines de notre foi. Émotion de dire le « je crois en Dieu » auprès de la tombe de ces premiers martyrs.
2. La rencontre des responsables des dicastères (ministères) : des personnes qui n’ont pas la langue de bois ! Qui connaissent la situation de l’Église de France et qui nous permettent de nous resituer, nous français, sur le plan de l’Église universelle. En les écoutant, je me suis rendu compte qu’il fallait encore plus insister sur la formation des chrétiens dans un monde qui est livré à des idéologies contraires à la foi et contraires à une véritable vision de l’homme : je pense par exemple à la famille qui est très remise en cause non seulement en Occident mais dans tous les pays émergeants.
3. Les jeunes : que ce soit au séminaire français où nous logions ou à l’université grégorienne qui reçoit 3 000 étudiants, nous avons vu des jeunes – la plupart des futurs prêtres – qui vivent leur foi en profondeur. Cela donne beaucoup d’espoir par rapport à l’avenir. Par exemple il faut savoir que, au plan mondial, on compte chaque année 1 000 prêtres de plus. Des jeunes aussi, très nombreux, venus en pèlerinage et assistant à l’audience du pape le mercredi.
Retour en images (photos Père Thierry Bettler) :