Bloc-notes de la semaine du 27 mai au 2 juin 2012


- Témoignage de foi : le testament de M. Bhatti

Il y a un an mourait Shabbaz Bhatti, homme politique pakistanais, abattu de 25 balles dans la peau pour avoir défendu la minorité chrétienne de son pays. Un an plus tard, son testament politique prend une résonance particulière, en Orient comme en Occident, à l’approche d’importantes élections où les chrétiens peinent à trouver leur place. C’est le cas dans les pays du "printemps arabe", où la charia islamique menace de devenir l’unique source du droit, au détriment des chrétiens.

"D’abord", écrivait Shabbaz Bhatti dans ce magnifique testament, "je ne cherche pas la popularité, ni de position de pouvoir". Pour un homme politique, quel qu’il soit, voilà qui n’est pas si fréquent ... Car, poursuivait-il, "je veux seulement une place aux pieds de Jésus", pour Le suivre et en témoigner par son action. L’objectif est clair, mais à ce haut niveau où l’homme était parvenu, il est pourtant rare de conserver une telle pureté d’intention. "De fait", expliquait-il, "on m’a demandé d’abandonner la bataille", en échange de plus grandes responsabilités. S’il a refusé, quitte à risquer sa vie, c’est pour "servir Jésus en tant qu’homme du peuple", et non se servir lui-même.

Où a-t-il trouvé la force de cette abnégation rare ? Dans sa famille, qui l’a toujours encouragé dans sa mission, et surtout dans la prière : "Plus je lis la parole du Seigneur", écrivait Shabbaz Bhatti, "et plus ma force et ma détermination sont renforcées", jusqu’à "suivre le chemin du Calvaire".

Par ces quelques mots qui pèsent le poids du sang, voici dressé le portrait d’un homme politique qui est allé jusqu’au bout de son engagement de chrétien, en portant les contradictions que cela suppose, dans la fidélité à la vérité. Il y a là une dimension sacrificielle, qui n’est pas forcément sanglante, mais sans doute inhérente à qui ne veut pas ignorer la dimension transcendante de la politique.

Ainsi Charles Péguy considérait-il que le christianisme était non pas une religion du progrès, mais "un équilibre, parfait, rigoureux ajustement de deux pièces", la spirituelle et la temporelle ; ajustement qui n’a été que très rarement harmonieux dans l’Histoire. Si entre deux excès s’assied le sage, dit le proverbe, de là vient aussi qu’il sied souvent par terre. Ou sur la croix...

(Famille Chrétienne 17 mars 2012)


- Mots d’enfant ...

"Benoît, que s’est-il passé le jour de la Pentecôte ?" Benoît, au bord des larmes : "J’y étais pas, Monsieur l’abbé !" (il avait manqué le cours précédent) ...


- Est-ce que j’irai au Paradis ? Joseph, 9 ans

Nous pensons souvent ainsi : "Au paradis les bons, en enfer les méchants !" Oui mais, moi qui suis parfois bon, parfois mauvais, suis-je suffisamment bon pour mériter le paradis ? Jésus nous rappellerait que celui-ci ne se "mérite" pas, il se reçoit et il est offert gratuitement. Pour en parler, il utilise des images comme le "Royaume", la "maison du Père". Il nous dit, dans l’évangile de Jean, qu’il nous attend dans la maison de son Père et qu’il nous y prépare une place. Ce qu’il nous demande, c’est de nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimés. Vivre vraiment cet amour, c’est connaître sur terre à quoi ressemble le paradis. Jésus nous rappelle aussi qu’il n’est pas venu pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé. Nous pouvons nous appuyer sur ses paroles pour vivre dans la confiance. N’a-t-il pas promis au bandit qui était crucifié avec lui : "Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis (Luc 23, 43) ?"


- Prière à l’Esprit Saint

Esprit Saint, personne de Dieu Trinité, je te prie d’éclairer mon esprit parfois brouillé et envahi par l’obscurité. Esprit Saint, toi qui à la fois distingues et unis, donne-moi de savoir entrer en communication avec les autres. Que je sache accueillir et écouter, m’exprimer et comprendre. Que j’accepte les différences et l’altérité.

Donne-moi la force dans les difficultés, la patience dans les échecs, la confiance dans les recommencements. Donne-moi la sagesse qui sait aplanir ce qui est rugueux, rectifier ce qui est tordu. Esprit de Dieu, guéris ce qui est malade, adoucis ce qui est blessé. Face à la violence, donne-moi la tempérance. Aux paroles blessantes et provocantes, fais moi répondre par une attitude calme. Face au mensonge, que je fasse la vérité.

Esprit de Dieu, toi que nul ne peut prétendre détenir puisque tu es ici et ailleurs, en Dieu et entre tous. À l’image du vent et du feu. Donne-moi la joie de te contempler à l’œuvre chez les autres. Car tu es la force, le courage, le don de soi, la générosité, la bonté, le partage, la justice, la Paix, en un mot l’Amour.

Esprit de Dieu, tu es sur terre et dans le ciel, l’alliance et la communion. Nul ne peut voir jamais ton visage, mais toujours ton action. Les malades assiste-les, les découragés accompagne-les, les petits assure-les de dignité, les pauvres ressource-les d’humanité.

Donne-moi, Saint Esprit de Dieu, de te reconnaître au cœur de ma vie, dans les jours de tristesse comme dans les jours de joie. Car, je le sais, tu es envoyé pour demeurer parmi nous comme la présence divine toujours fidèle. Esprit de Dieu, je te dis grand merci.

L.M.

Il est toujours possible de recevoir ce bloc-notes par internet. Il vous suffit de le demander à lucien.marguet@wanadoo.fr - http://lucienmarguet.canalblog.com/ - Tel. : 03.24.71.81.61 / 06.38.76.89.11


L’Esprit Saint expliqué à des enfants


Tu ressens parfois dans le secret de toi des appels contradictoires à faire ceci ou à refuser cela. Tu hésites à choisir et à prendre une décision. Par exemple, tu es attiré par un jeu sur l’ordinateur ou par un feuilleton intéressant à la télé, et en même temps tu sais que tes parents, après une journée de travail, apprécieraient que tu les aides à préparer le dîner et mettre la table ou que tu t’occupes de ta petite sœur ...

Tu entends en toi comme une voix qui s’adresse à toi et t’invite non pas à décider ce qui te plait à toi, mais à donner la préférence à ce qui réjouira ta famille. J’ose appeler cette voix intérieure l’Esprit Saint qui non seulement éclaire, mais aussi encourage au meilleur choix. L’Esprit est Lumière, à l’image du soleil qui donne ses couleurs à la journée. L’Esprit ressemble au vent qui s’engouffre dans la voile du bateau et le pousse à avancer. On ne voit pas l’Esprit Saint, mais on perçoit sa présence et l’énergie qu’il déploie.

Tout humain, quel que soit son âge et son lieu de vie, est doté d’une faculté appelée "conscience". Grâce à la conscience, il t’est possible de t’exercer à la liberté et à la responsabilité. Dans ta conscience, tu te sens appelé à faire le Bien et tu te rends compte du "mal". L’Esprit Saint te souffle, sans t’obliger, pour que tu t’engages par toi-même à prendre le chemin qui te fera progresser et t’améliorer. Dans ton école, ta classe, tu découvres que beaucoup d’enfants sont différents de toi. L’Esprit Saint est à la fois celui qui nous aide à découvrir que nous sommes tous distincts et différents, et à la fois celui qui nous encourage à nous réunir et à mettre en commun nos diverses richesses.

L’enfance dans laquelle tu es te permet d’acquérir des connaissances nouvelles et de développer ta personnalité, tes capacités et tes qualités toutes jeunes qui ne demandent qu’à s’épanouir. L’Esprit Saint arrose toutes ces bonnes graines de vie dont tu es le jardinier. L’Esprit Saint a mission de nous accompagner durant toute notre vie et de nous ravitailler de ses sept dons. Il s’agit de la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu (qui n’est pas d’avoir peur de Dieu, mais au contraire de considérer comme un bonheur d’y croire).

Souvent le soir tu pries Jésus avant de t’endormir. Tu passes en revue les personnes que tu as rencontrées dans la journée. Tu examines ta conscience. Tu demandes pardon pour tes péchés commis "en pensées, en paroles, en actions et par omission", et tu remercies pour tout ce que tu as reçu de beau, de bon, de vrai, de grand, pour développer ta vie. Même si on ne pense pas trop à lui, l’Esprit Saint demeure toujours entre nous et en nous. Tu peux l’appeler à tout moment, son portable est branché en permanence ...

Il est toujours possible de recevoir ce bloc-notes par internet. Il vous suffit de le demander à lucien.marguet@wanadoo.fr - http://lucienmarguet.canalblog.com/ - Tel. : 03.24.71.81.61 / 06.38.76.89.11


Esprit saint ou pur esprit ?


Au pays d’Astérix et d’Obélix, il nous est difficile de parler de l’Esprit Saint. N’avons-nous pas tendance à le concevoir comme une sorte de potion magique ? N’est-ce pas une sorte de remède miracle ? Ou de "remontant", comme le suggèrerait presque le terme de "Pente-côte" ? Jésus, lui-même, annonce à ses disciples : "Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous" (Ac 1, 8).

Une force, c’est quand même un peu anonyme, non ? Et lorsque l’Esprit arrive, c’est "un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent", puis ces fameuses langues de feu qui vont devenir ... des langues vivantes. Tout cela est surnaturel, étrange, merveilleux. Au sein de la Trinité, l’Esprit n’est pas, a priori, la personne la plus concrète ...

Pourtant une chose est sûre : l’Esprit Saint n’est pas un "pur esprit" désincarné. Il faut se souvenir que l’Esprit Saint est, ni plus ni moins, Père de l’Incarnation. Marie conçoit de l’Esprit Saint, qui n’est donc pas un simple courant d’air. En outre, cette nouvelle manifestation de l’Esprit lors de la Pentecôte est révélatrice : n’est-ce pas le propre d’une personne de communiquer, de faire comprendre ? Ce même Esprit, que Jésus a d’abord nommé comme une force, il lui donne le nom de Défenseur. Plus précisément : un autre Défenseur, tout comme lui, l’envoyé du Père. Et qui sera, lui aussi, "envoyé par le Père en mon nom", dit Jésus. Et qui enseigne, et qui rappelle, et qui conduit. Cet Esprit nous pousse à parler, l’apôtre Paul en tire toutes les conséquences : "C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu".

Cet esprit n’est pas un vague esprit de famille, ou une famille d’esprit. C’est quelqu’un. Et pas n’importe qui. Dieu en personne. Le Consolateur. La seule personne qui puisse réparer nos failles, nos brèches, nos abîmes.

Paul Clavier, philosophe


Accueil du site | nous contacter | plan du site | informations legales | Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site LE DIOCESE  Suivre la vie du site PAROISSES  Suivre la vie du site ZONE RURALE DES ARDENNES  Suivre la vie du site Paroisse de la Providence en Vouzinois  Suivre la vie du site BLOC-NOTES 2012  Suivre la vie du site 1er Semestre 2012