Bloc-notes de la semaine du 28 février au 6 mars 2010



- Compte-rendu de la réunion des 2 EAP du lundi 15 février 2010

* La catéchèse : un temps fort pour les CM2 des 2 paroisses aura lieu le samedi matin 27 février en l’église de Vouziers avec pour thème : la célébration du Pardon. 3 jeunes enfants de la paroisse La Trinité des Monts vont suivre une préparation en vue de leur baptême. Les 3 premières étapes se dérouleront pendant les messes dominicales à Monthois. La dernière étape, celle du baptême proprement dit, aura lieu le samedi 8 mai au soir en l’église de Vouziers.


- Préparation de la visite des "églises accueillantes" durant l’été prochain :

Pour 2010, il s’agira d’un circuit commun entre les régions de Rethel, Signy-l’Abbaye et Vouziers. Thème retenu : les églises baroques.

C’est un lourd travail pour les organisateurs. Tout d’abord, le recensement des églises : il y en aurait 20 à 25 sur le Vouzinois, autant sur le Rethélois, un petit peu moins sur Signy-l’Abbaye. S’impose évidemment un gros travail de recherche sur l’origine, la conception des différents autels, etc. Puis il faut demander l’accord de chaque localité concernée, ensuite veiller au recrutement de bénévoles pour ouvrir les églises, accueillir les visiteurs tout en assurant une permanence.
Un circuit par dimanche sera assuré pour juillet et août.

Noëlle et Anne-Marie, pour l’EAP


- Jean XXIII ...

Sans doute le pape le plus drôle de l’histoire de la papauté (1958-1963) ... Un jour, il rendit visite à l’hôpital du Saint Esprit à Rome. La supérieure affolée courut pour le saluer et lui dit : "Saint Père, je suis la supérieure du Saint Esprit." Et le pape de lui répondre : "Moi, je ne suis que le vicaire du Christ !"


- Et le Vatican ...

À un diplomate nouvellement accrédité qui lui demandait combien de personnes travaillaient au Vatican, le pape Jean XXIII répondit : "Oh, pas plus de la moitié !" (authentique).


- Les Mardis de Carême ...

Visiter un village qu’on connaît peu, nous connaître davantage, méditer et prier ensemble, voilà ce que nous proposent les EAP au cours de ces 5 mardis ... Nous nous réunissons de 19 h 00 à 20 h 30 dans un village chaque fois différent autour de l’évangile du dimanche précédent, d’un repas frugal (soupe, pomme, eau) et d’un temps de recueillement et de prière. Les enfants sont pris à part. Nous pouvons déposer dans un tronc du C.C.F.D. le montant d’un repas que nous aurions pris à la maison. Voici la liste des villages qui accueilleront prochainement un mardi de Carême :

* 2 mars : Terron-sur-Aisne (à la salle communale) ;
* 9 mars : Contreuve ;
* 16 mars : St Pierre-à-Arnes ;
* 23 mars : Liry.

Ce premier mardi de Carême, nous nous sommes réunis à Condé-les-Autry. L’échange entre les 23 participants a été fraternel et enrichissant. La salle était bien chauffée et la soupe succulente ...


- "Pourquoi y a-t-il la messe le dimanche ?", Claire, 7 ans

Chaque dimanche rappelle le jour de Pâques, que l’Évangile nous raconte : le troisième jour après la mort de Jésus sur la croix (le premier jour de la semaine), les disciples sont allés honorer son tombeau ... Surprise, le tombeau était vide ! Jésus-Christ était ressuscité. Depuis, les chrétiens ont appelé le premier jour de la semaine "dimanche", d’un mot latin qui veut dire "jour du Seigneur". Le dimanche, ils écoutent ensemble la parole de Dieu. Puis ils revivent le dernier repas et le don qu’il a fait de sa vie. Le prêtre est entouré des fidèles, comme Jésus était entouré des apôtres. Il redit les paroles de Jésus au moment où il a donné le pain et le vin : "Ceci est mon corps, ceci est mon sang". On célèbre la messe parce que Jésus a dit : "Vous ferez cela en mémoire de moi". En même temps, le dimanche est une coupure dans le rythme de la semaine. Ce jour spécial permet de se rappeler que la réussite et le travail ne sont pas les seules choses importantes dans la vie. Le dimanche est comme une grande respiration pour commencer la semaine du bon pied.
Filotéo

Il arrive que des personnes âgées, malades, ne pouvant se déplacer, expriment le désir d’avoir la visite d’un prêtre. Il suffit d’en faire la demande à l’un des prêtres en donnant le nom, l’adresse et le téléphone de la personne pour que rendez-vous soit pris. Le temps du Carême invite à ces rencontres à domicile. Merci aux chrétiens qui se feront intermédiaires.

L.M.

lucien.marguet@wanadoo.fr - http://lucienmarguet.canalblog.com/ - Tel. : 03.24.71.81.61 / 06.73.92.40.39

Il est toujours possible de recevoir directement chez soi le billet du Père Marguet : il suffit de lui fournir votre adresse e-mail et de formuler votre souhait d’être destinataire régulier de son billet hebdomadaire.


Transfigurer la vie ...



Dans une culture qui donne une priorité excessive au présent et à l’immédiateté, au tangible et au sensible, au tout tout de suite, et raison à ceux qui sont le nez sur le guidon, l’invitation à "transfigurer la vie" s’avère profitable.

En effet, transfigurer c’est prendre de la distance et de la hauteur pour s’extraire du présent et se donner la capacité de découvrir tout à la fois les racines et le faîte d’un arbre, les causes et les conséquences probables d’un événement.

Transfigurer, c’est passer de l’écorce à l’intérieur, du visible à l’invisible, des apparences à la réalité. Cet enfant, ce jeune, ces adultes ne sont pas seulement ce que j’en perçois dans un regard furtif, ou ce que j’entends de leurs paroles et apprécie de leurs actes. Ils sont bien plus que ce qu’ils laissent apparaître maintenant.

Transfigurer, c’est faire éclater les bulles et les étiquettes dans lesquelles on enferme spontanément les gens et les événements.

Transfigurer, c’est chercher le sens et la finalité du parcours et aussi l’intention et les motifs de la marche.

Transfigurer, c’est repérer l’essentiel d’une personne au-delà du circonstanciel, plus que l’instantané d’une vie, son déroulement.

C’est ce que soulignait le Cardinal Decourtray lorsque, parlant de Jésus, il écrivait :

Jamais homme n’a respecté les hommes comme cet homme ...


Pour lui, l’autre est toujours plus et mieux que ce à quoi les idées reçues, même des sages et des docteurs de la Loi, tendent à le réduire. Il voit toujours en celui ou celle qu’il rencontre un lieu d’espérance, une promesse vivante, un extraordinaire possible, un être appelé, par delà ses limites, ses péchés, et parfois ses crimes, à un avenir tout neuf. Il lui arrive même d’y discerner quelque merveille secrète dont la contemplation le plonge dans l’action de grâce !

Il ne dit pas : ’’Cette femme est volage, légère, sotte, elle est marquée par l’atavisme moral et religieux de son milieu, ce n’est qu’une femme’’. Il lui demande un verre d’eau et il engage la conversation.

Il ne dit pas : ’’Voilà une pécheresse publique, une prostituée à tout jamais enlisée dans son vice’’. Il dit : ’’Elle a plus de chance pour le Royaume des Cieux que ceux qui tiennent à leurs richesses ou se drapent dans leurs vertus et leur savoir’’.

Il ne dit pas : ’’Celle-ci n’est qu’une adultère’’. Il dit : ’’Je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus’’.

Il ne dit pas : ’’Cette vieille qui met son obole dans le tronc sur les œuvres du Temple est une superstitieuse’’. Il dit qu’elle est extraordinaire et qu’on ferait bien d’imiter son désintéressement.

Il ne dit pas : ’’Ces enfants ne sont que des gosses’’. Il dit : ’’Laissez-les venir à moi, et tâchez de leur ressembler’’.

Il ne dit pas : ’’Cet homme n’est qu’un fonctionnaire véreux qui s’enrichit en flattant le pouvoir et en saignant les pauvres’’. Il s’invite à sa table et assure que sa maison a reçu le salut.

Il ne dit pas comme son entourage : ’’Cet aveugle paie sûrement ses fautes ou celles de ses ancêtres’’. Il dit que l’on se trompe à son sujet et il stupéfie en montrant avec éclat combien cet homme jouit de la faveur de Dieu : ’’Il faut que l’action de Dieu soit manifestée en lui’’.

Il ne dit pas : ’’Le centurion n’est qu’un occupant’’. Il dit : ’’Je n’ai jamais vu pareille foi en Israël.’’

Il ne dit pas : ’’Ce savant n’est qu’un intellectuel’’. Il lui ouvre la voie vers la renaissance spirituelle.

Il ne dit pas : ’’Cet individu est un hors la loi’’. Il lui dit : ’’Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis’’.

Il ne dit pas : ’’Ce Judas n’est qu’un traître’’. Il accepte son baiser et lui dit : ’’Mon ami’’.

Jésus n’a jamais dit : ’’Il n’y a rien de bon dans celui-ci, dans celle-là, dans ce milieu-ci ...’’. De nos jours, il n’aurait jamais dit : ’’Ce n’est qu’un intégriste, un moderniste, un gauchiste, un fasciste, un mécréant, un bigot’’. Pour lui, les autres, quels qu’ils soient, quels que soient leur statut, leur réputation, sont toujours des êtres aimés de Dieu.

Jamais homme n’a respecté les hommes comme cet homme.

Il est unique. Il est le Fils unique, de Celui qui fait briller le soleil sur les bons et sur les méchants.

Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de nous, pécheurs !


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